5 astuces pour surmonter la première année avec un bébé

J’avais envie d’écrire depuis un petit moment cet article, suite à de nombreuses discussions que j’ai pu avoir avec vous en message privé sur instagram, ou même avec mes amies, ou de simples inconnues. Je parle du bouleversement qui se passe quand on devient parent la première fois.

Quand on devient parent, on ne voit pas la première année passer. Et c’est pourtant la plus difficile pour un couple… J’ai « survécu » à cette première année de parentalité non sans difficultés, je vous donne quelques astuces en espérant que cela puisse aider les parents qui traversent des phases difficiles. *Je parle bien sûr en mon nom et avec mes propres expériences*

1. Etre dépassé est normal

Rares sont les parents qui ne sont pas dépassés lorsqu’ils deviennent parents la première fois. De mon côté, j’étais PERDUE comme je l’ai rarement été. Devenir maman a été un véritable bouleversement dans ma vie, c’est là que je me suis rendue compte que je n’étais peut-être pas si prête… Je me sentais seule, dépassée face aux pleurs de mon bébé qui ne voulait pas dormir en journée. C’est en discutant avec mes amies que j’ai compris que ce sentiment était normal, et j’ai pris patience, j’ai commencé à comprendre ses pleurs et tout a commencé à aller mieux. Si vous êtes dans ce cas là, parlez-en autour de vous, allez dans des PMI pour en parler, il ne faut surtout pas rester seule face à ce sentiment d’impuissance. Sans mes amies qui ont vécu la même expérience & qui m’ont reboosté, je n’aurai pas aussi bien rebondie, alors je leur dis MERCI ♥

Et du coup je rajoute un petit 1. b) : être patient… tout ne dure qu’un temps. Même ce sentiment d’impuissance qu’il peut nous arriver de ressentir au début, quand le bébé fait du RGO, ou qu’il ne dort absolument pas… courage, patience et bienveillance (envers vous !)

2. Prendre du temps pour soi & son couple

J’avais peur que cette année nous soit fatale, qu’on s’oublie totalement en tant que couple, alors nous sommes partis une semaine sans Gustave à Lanzarote, alors qu’il devait venir avec nous à la base.

Nous étions crevés par les 6 mois qui venaient de s’écouler, la rentrée en crèche, le bébé malade non stop, et les nuits beaucoup trop courtes. Résultat, les semaines s’écoulaient à une vitesse folle et on n’a pas vu le temps passer. Partir seuls nous a été bénéfique. Nous avons déjà pu dormir des nuits complètes. On se concentre sur SOI. Et sur son couple. Nous avons enchainé les excursions, restaurants, la bronzette autour de la piscine ou tout simplement, on a pu se baigner sans enfant à surveiller. Cela nous a permis de lâcher prise et de nous retrouver un peu…

Heureusement FaceTime existe, et nous avons pu lui parler et le voir quasiment tous les soirs, et nous étions tellement impatients de le retrouver. Merci à nos mamans qui nous aident quand on a besoin de souffler, malgré les longues distances ♥

3. Parler avec sa moitié

Autant je suis du genre à BEAUCOUP parler avec mes amies, sans aucun tabou, autant je suis du genre à garder beaucoup de choses pour moi à la maison. Je suis très indépendante, voire trop, du coup j’intériorise beaucoup pour ne pas avoir à ajouter des problèmes supplémentaires à mon conjoint. Je travaille dessus, mais surtout, j’ai appris que la communication c’était la clé pour un couple, mais encore plus quand on est parents. Le nombre de fois où je me suis retrouvée à être très en colère pour quelque chose de stupide, alors qu’il m’aurait fallu en parler pour voir le problème désamorcé en 10 secondes…

4. Partager les tâches

Aujourd’hui, l’éducation des enfants n’est plus réservé exclusivement qu’aux mamans (et tant mieux !) Nous faisons parti de ces parents dont les tâches ménagères sont divisées entre nous 2. Quand je pars en voyage, Timothée gère Gustave avant et après la crèche, et moi-même quand il est en déplacement. Je n’ai jamais eu à batailler une seule fois quand je ne suis pas disponible car nous partageons un google calendar, où chacun envoie à l’autre les dates de ses déplacements. Ça nous facilite la vie au quotidien. Si vous êtes seule, vous pouvez essayer de vous décharger au maximum en faisant les courses en ligne, et vous programmant une session pour le faire, par exemple le dimanche soir, avant de vous coucher. Je me fais livrer les couches de Gustave toutes les 6 semaines environ, ce qui m’évite d’être à cours, et je lui commande tous ses vêtements en ligne également. A la maison, on a une sacré organisation chaque soir, où on range tous les deux l’appartement de fond en comble, et on lance des machines (lave-vaisselle et lave-linge) pendant la nuit, nous permettant de vider chacun une machine le matin quand nous nous levons. On est moins dépassés par la masse de chose à faire, l’appartement est niquel rangé et on évite ainsi les disputes… Bien entendu, l’idéal est d’avoir une femme de ménage… Nos amis parents qui sont passés par là ne peuvent plus vivre sans, haha !

5. Déconnecter

Depuis que je suis maman, et que j’ai pris un bureau, je me suis fixée des règles. Je quitte le bureau à 17h30 quand je vais chercher Gus, et je ne travaille plus de la maison (sauf quand j’ai vraiment pas le choix). Vu que mon métier est assez prenant digitalement parlant (je suis blogueuse à plein temps), déconnecter des réseaux sociaux peut sembler difficile. Ça l’est pour moi quand je suis sollicitée le soir via des messages sur instagram ou des mails urgents à traiter. Ou parce que j’ai du retard. J’essaye d’y répondre rapidement quand cela ne dérange pas mon fils. Et clairement, mon objectif dans les prochains mois est de ne plus être sur mon téléphone le soir, pour me reconnecter à l’essentiel : ma famille.

Et vous, quels sont vos conseils ?

19 Commentaires

  1. 26 septembre 2018 / 7 h 50

    C’est rassurant de voir qu’on est pas les seuls à vivre ça !
    Mon bébé va avoir trois mois et mon appartement n’a jamais été autant en vrac.
    On commence à avoir notre routine mais c’est pas simple en effet !
    Je me reconnais beaucoup dans tout tes points, merci pour tes conseils et ton partage !

  2. Isa Tassy
    26 septembre 2018 / 8 h 10

    Je ne suis pas encore maman mais je suis enceinte. Forcément, cet article tombe à pic. J’ai plusieurs amies autour de moi maman, beaucoup même. J’ai 35 ans et je suis dans les dernières à ne pas encore avoir d’enfants. C’est assez effrayant de voir le nombre de couple qui ne résiste pas à la première année mais je suis confiante. Merci pour tes conseils.

  3. Audrey M
    26 septembre 2018 / 8 h 19

    Tellement rassurant que des mamans vivent et parlent encore de la vraie vie! Mon Miniloup a 3 ans et demi et à chaque âge, il y a des moments compliqués. Tu as tout dit, le principal c’est de parler, d’écouter, et de suivre son instinct.
    Merci pour cet article ❤

  4. Camilla
    26 septembre 2018 / 9 h 09

    Bravo pour cet article plein de bon sens ! Le tsunami provoqué par l’arrivée d’un enfant et le desarroi rencontré par certaines mères est un sujet encore très tabou. La mère d’aujourd’hui doit savoir tout gérer dès le début et avec le sourire svp.
    Mais je suis d’accord avec ton conseil lorsque tu dis patience tout passe (le fameux this too shall pass).

    • 26 septembre 2018 / 9 h 44

      Oui c’est tabou alors que ça ne devrait pas l’être ! Ce n’est pas parce qu’on galère au début qu’on est une mauvaise mère ou qu’on aime pas son bébé… je pense qu’il y a encore des gens qui font des amalgames dessus alors que ça n’a rien à voir 🙂

  5. 26 septembre 2018 / 10 h 26

    Merci de partager ton histoire avec nous. Je n’ai pas encore d’enfants mais aimerais devenir maman très bientôt. Ce que j’appréhende le plus (après l’accouchement ) c’est justement l’impact que va avoir le bébé sur ma relation avec mon mari. Je prends donc note de tes conseils et vais essayer d’améliorer mon degrès de patience !

  6. 26 septembre 2018 / 10 h 58

    De superbes conseils, déculpabilisants et sincères ! Avec de magnifiques photos ! Et je vous souhaite plein de belles choses pour la suite de vos aventures familiales !!!!

  7. Bois
    26 septembre 2018 / 11 h 02

    Bravo pour cet article qui nous conforte dans l’idée que tout est possible en s’armant de patience et en communiquant avec le ou la partenaire.
    Pas encore maman mais bientôt, j’anticipe (peut-être trop) sur ces éléments qui nous font peur à toutes et à tous..la peur de ne pas assurer, de ne pas être à la hauteur et de « perdre » cette relation privilégiée avec son/sa partenaire ! merci pour cet article

  8. Ensse
    26 septembre 2018 / 11 h 36

    Je suis maman depuis 2 semaines , et un peu déstabilisée aussi , mamgr3 la vague d’amour ! Alors ça fait du bien de lire ça, pourquoi on ne le dit pas plus avant ??
    Merci bcp pour cet article !!

  9. Paul
    26 septembre 2018 / 11 h 52

    Bonjour Emilie,

    Alors, de mon point de vue de Papa depuis 2 ans, tu as tout bon !!! pour ma (notre) part, on a un peu oublié la n°2 (et la 5 aussi), résultat la qualité de vie en a vite pâti.
    Mon conseil en 6 : trouver un/une baby sitter de confiance, et ne pas hésiter à la solliciter (il faudra être près à laisser bébé une soirée)

    PS : est-ce normal que l’on ne puisse laisser de commentaire sous les anciens articles ?

  10. Claire
    26 septembre 2018 / 12 h 00

    Merci pour ce chouette article, je me reconnais totalement notamment dans le point 3 et la communication !
    Sans parler de l’epuisement Que je ressens depuis la reprise du boulot, ça me rappelle le 1er mois avec bébé ou j’etais Si fatiguée…

  11. Marie
    26 septembre 2018 / 13 h 27

    Merci pour cet article ! Ça rassure ! Ma fille a 2 ans maintenant mais j’ai extrêmement souffert la 1ère année… c’était un bébé RGO. J’ai dû faire face parfois à l’incompréhension des autres mamans qui n’avaient pas ce problème avec leur enfant et qui me faisaient croire que leur bébé ne pleurait quasiment jamais. Je me suis beaucoup posée de questions sur mon rôle en tant que mère et j’ai souvent été déprimée. Heureusement cette période est passée et j’en ai beaucoup souffert. Aujourd’hui je suis heureuse d’avoir ma fille et on est très complice ! Si c’etait a refaire je le referais !

  12. 26 septembre 2018 / 14 h 09

    On est VRAIMENT dépassée, clairement. Non être maman et éduquer un enfant ce n’est pas toujours naturel. Mais heureusement ça s’apprend !

  13. Sally
    26 septembre 2018 / 15 h 44

    Coucou Émilie !
    C’est toujours un plaisir de te lire et ton article tombe à point nommé ! J’ai un bébé de 7 mois qui fait ses dents alors effectivement c’est pas tous les jours facile mais je me dis chaque matin : patience et persévérance ! Et chaque jour passé est une journée réussi ^^

  14. Devos justine
    26 septembre 2018 / 22 h 05

    Coucou Émilie !
    Ton article est super je me retrouve sur beaucouo de points.
    La première année a été aussi très dur pour moi, j ai fais un gros baby blues j ai eu beaucoup de mal à remonter la pente.
    Mais comme tu le dis si bien dans ton article il faut PARLER pour s en sortir. Et la fatigue on en parle ?! J aime tellement ma fille qu il suffit d un sourire et j oubli tout.

  15. 1 octobre 2018 / 11 h 21

    tellement d’accord avec tout ! même si j’avoue que quand ce sera l’heure de bébé 2, je me demande si on peut continuer à tout appliquer 🙁

  16. Amandinepicpic
    1 octobre 2018 / 15 h 53

    Coucou Emilie,

    Ca fait du bien de lire tes conseils. Ils s’appliquent à ce l’on a vécu et appris avec mon chéri et notre bébé!
    La première année est déroutante et enrichissante.
    Tu dis de parler de ce sentiment d’impuissance face à tout ce sacré chamboulement qu’est la venue d’un enfant et la place qu’il prend dans nos vies.
    Je pense qu’il ne faut pas hésiter à aller voir les psychologues des maternités, qui ont l’habitude de guider (et réconforter) les jeunes mamans (et papas).
    Il faut savoir que jusqu’aux 3 ans de l’enfant, c’est pris en charge.
    La psychologue de ma maternité m’a dit que pour être maman (parent), il faut 1 ans pour trouver vraiment sa place! Ca soulage de savoir que d’être perdue face à son bout de chou est normal parce qu’on apprend à le connaitre et à être sa maman.
    Pour ce qui est du couple, mon chéri et moi avons pu voir le pouvoir de la communication (et de la mauvaise communication).
    Se parler dans un couple est essentiel. Même si ça veut dire râler, se chamailler, perdre pied des fois, crier un peu mais parler de tout ce qui va bien et de ce qui va moins bien, écouter, rassurer, rigoler, réconforter et se soutenir, c’est tout ça aussi la force d’un couple et d’une famille!
    Notre bébé nous a fait grandir et a aussi grandi notre amour! ( Je suis une petite fleur bleue et je le vis bien! ;))

  17. tatoyoli
    5 octobre 2018 / 14 h 20

    Bonjour Emiilie, tes articles m’inspirent pas mal. Merci pour tes bons conseils et tes retours d’expérience. Moi bb arrive le mois prochain mais j’essaie de me préparer tant matériellement que psychologiquement. En tout cas, tu retranscris la réalité, les bons comme les mauvais côtés et c’est ce que j’apprécie 🙂 Beaucoup de mamans ne font voir que les bons côtés et parfois cela a tendance à nous plomber le moral en se disant que l’on n’y arrive pas (du moins pas tout le temps). J’espère tirer autant d’enrichissement que toi après cette 1ère année.

  18. Aurore
    5 octobre 2018 / 16 h 58

    Coucou Emilie,
    c’est tellement ça!
    Mais c’est fou qu’on ose dire que c’est dure qu’une fois qu’on a réussi à passer le cap fatigue! On se sent souvent seule les premiers mois et en parler à ses amies qui ont traverser la même choses, ça rassure.
    Il ne faut pas hésitez à se faire aider, se trouver du temps pour une expo entre copines, un ciné en amoureux, un weekend sans lui juste pour s’occuper de soi, de son couple et dormir! Et tout ça SANS culpabiliser!
    C’est vrai qu’on a pas toutes la chances d’avoir les parents proche mais si c’est le cas, il faut vraiment en profiter! 🙂
    Quand à la femme de ménage, j’aimerai tellement en avoir une et ne plus envoyer mon homme et mon fils au parc pendant que je fait le ménage de fond en comble!!
    A chaque âge ses bons et ses mauvais moments j’ai l’impression…
    Bonne continuation et bon emménagement!

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