Vaccination : réponses à vos questions

Depuis janvier 2018, 11 vaccins au lieu de trois auparavant sont obligatoires pour les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018. Début septembre, j’ai été contactée pour participer à une table ronde autour du thème de la vaccination. J’ai donc recueilli vos questions sur Instagram pour pouvoir les poser à cette occasion.

Qui sont les intervenants qui étaient présents à la conférence ?

La table ronde était organisée par Santé publique France, organisme en charge, entre autres, d’observer les épidémies, l’état de santé de la population, de promouvoir la santé, de développer la prévention…

Nous étions en tout quatre blogueuses à être invitées ce jour-là et nous avons pu rencontrer Daniel Levy-Bruhl qui est un médecin-épidémiologiste expert de la vaccination, Sylvie Quelet, directrice de la prévention et promotion de la santé au sein de Santé publique France mais également médecin qui a une consultation vaccination à l’hôpital Bégin et qui reçoit régulièrement des patients/parents pour des vaccinations d’adultes mais également des nourrissons et Sandrine Randriamampianina qui est en charge de la stratégie de communication concernant la vaccination chez Santé publique Fance.

Aucun laboratoire n’était donc représenté lors de cette table ronde.

Quelle est la liste des vaccins à faire ?

En 2018, les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, la coqueluche, l’Haemophilius influenzae de type b, l’hépatite B, le pneumocoque, le méningogoque C, la rougeole, les oreillons et la rubéole sont obligatoires avant l’âge de deux ans pour tous les enfants nés à partir du 1er janvier 2018. Pour les enfants nés avant cette date, seuls les trois premiers sont obligatoires aux âges de deux, quatre et onze mois.

Je vous mets juste en dessous, le calendrier de vaccination avec tous les vaccins obligatoires et recommandés. Pour les adultes, il y a certains rappels à faire et certaines professions exigent que vous soyez vaccinés. Vous pouvez vous rendre sur ce lien, répondre à quelques questions et on vous dira quels sont ceux que vous devez faire ou re-faire.

Quel a été l’enjeu de société qui a été le moteur de cette mesure ? Pourquoi les onze vaccins sont-ils désormais obligatoires alors que ce n’était pas le cas ?

La vaccination est l’intervention de santé publique la plus efficace. L’Organisation Mondiale de la Santé estime que deux trois millions de vies sont épargnées grâce à la vaccination. C’est la seule intervention qui a permis la disparition de certaines maladies. La vaccination a été victime de son succès dans le sens où beaucoup de gens s’inquiètent surtout des effets secondaire éventuels des vaccins mais oublient les conséquences des maladies évitées, justement grâce à la vaccination.

Le problème est que dès que la proportion de personnes vaccinées diminue, certaines maladies réapparaissent. Par exemple, alors qu’on pensait avoir quasiment éliminer la rougeole en France, on a vu une recrudescence de nombre de cas entre 2008 et 2014 à cause d’une couverture vaccinale insuffisante. En 2018, la maladie a encore causé trois décès.

Rendre certains vaccins obligatoires a donc  pour seul objectif notre santé à tous. L’Etat étant garant de la santé de la population, il se doit de la protéger afin de lutter contre les épidémies qui ont tendance à réapparaître dès que l’on relâche la pression vaccinale.

Parmi les 11 vaccins obligatoires, aucun n’est un nouveau vaccin. Trois étaient déjà obligatoires auparavant (diphtérie, tétanos, poliomyélite) et huit le sont devenus (ils étaient auparavant fortement recommandés). Ces derniers étaient déjà très répandus chez les enfants et par exemple, même pour le vaccin qui était le moins pratiqué, 7 enfants sur 10 étaient vaccinés, et pour la plupart, c’est environ 9 enfants sur 10 qui les recevaient. Ces vaccins sont très bien connus des spécialistes et ont été passés au crible depuis des années.

Est-ce que les vaccins sont vraiment obligatoires ?

Ces vaccins sont bel et bien obligatoires pour tous les enfants nés depuis le 1er janvier 2018. Les enfants doivent effectuer les 11 vaccins avant leurs deux ans en suivant le calendrier.

Pour les parents, le risque est que leurs enfants ne seront pas être acceptés dans les lieux collectifs comme les écoles ou les crèches. Les médecins qui exemptent les enfants de vaccination risquent, quant à eux, des sanctions.

Comment réagit le système immunitaire aux injections de vaccin ?

Avec un vaccin, on introduit en fait un virus désactivé ou fragmenté qui est complètement inoffensif. L’injecter amène le système immunitaire à se défendre et donc à produire les anticorps permettant de se défendre face à cet antigène. Si le corps rencontre le microbe dans le futur, le système immunitaire le reconnaîtra, se défendra de nouveau en produisant très rapidement les anticorps nécessaires et la maladie sera donc évitée.

Le vaccin sert un peu à entrainer le corps à faire face aux maladies.

Pour certains vaccins, des rappel sont nécessaires car leur efficacité peut diminuer au fil du temps.

Quels sont les effets secondaires connus des vaccins ?

Il ne faut pas oublier que les vaccins sont des médicaments. Comme ceux-ci, ils peuvent déclencher des effets secondaires. Dans la majorité des cas, ces effets peuvent être comparés à un état grippal léger avec de la fièvre et des courbatures. Il peut également y avoir une rougeur ou une douleur au point d’injection. Au delà de ces effets bénins, il peut y avoir exceptionnellement des effets secondaires plus graves mais qui doivent être mis en balance avec les risques de la maladie.

Pourquoi ne pas prendre en compte l’allaitement maternel pour retarder les premiers vaccins ? (D’après le docteur joyeux)

L’allaitement est précieux pour le bébé, mais, il ne suffit pas pour le protéger. Dans l’utérus, l’enfant bénéficie des anticorps de sa mère. A la naissance, l’allaitement le protège contre de nombreuses infections car le lait contient des protéines qui vont stimuler son système immunitaire. L’immunité qui est transmise par la mère ne dure pas longtemps et ne protège que partiellement contre les maladies infectieuses. Le nourrisson a besoin d’être vacciné pour renforcer son système immunitaire dès les premières semaines de sa vie.

Quels sont les risques pour tous ceux autour de nous si on ne se vaccine pas ?

Le rôle de la vaccination c’est aussi de protéger ceux qui ne peuvent pas être vaccinés ou qui sont plus fragiles comme les bébés, les personnes immunodéprimées, femmes enceintes et les personnes âgées… La vaccination permet une protection individuelle et collective. Individuelle car elle permet de se protéger soi-même contre une maladie et collective car elle protège ceux qui nous entourent et qui ne peuvent pas être vaccinés.

En faisant le choix de ne pas se vacciner, on s’expose donc au risque d’attraper une maladie, mais on expose aussi son entourage à ce même risque.

Quels sont les rappels obligatoires à avoir quand on devient parents ?

L’obligation de vacciner ne s’adresse qu’aux enfants. Il est bien sûr recommandé pour l’ensemble de la population d’être à jour dans ses vaccins et de faire les rappels : les défenses peuvent baisser au cours du temps pour certains vaccins notamment celui contre le tétanos, la diphtérie, la polio ou la coqueluche. Il n’est jamais trop tard pour se faire vacciner ! Qu’on soit parent ou pas, ils nous protègent et protègent notre entourage !

Toujours, via ce lien, vérifiez que vous n’avez pas de rappels à prévoir.

Pourquoi plusieurs vaccins en une fois ? N’est-ce pas trop pour l’organisme ? Pourquoi injecter autant d’antigènes en une seule fois et surtout si jeune ? On est obligé de faire l’intégralité des vaccins dès la naissance ?

Les onze vaccins ne sont pas à faire en même temps ni en une seule piqûre. Pour faire vacciner les enfants nous devons suivre un calendrier de vaccination qui est présent dans le carnet de santé. Il décrit l’ensemble des vaccins qu’il faut faire en fonction de l’âge de la personne, il précise également le nombre d’injections et les rappels nécessaires. Il faut six rendez-vous chez le médecins étalés dans le temps entre les deux mois et les deux ans de l’enfant.

Les nourrissons sont très fragiles et très sensibles à tous les microbes qu’ils peuvent rencontrer. Il faut donc les vacciner pour qu’ils puissent se défendre face aux maladies qu’ils sont susceptibles de croiser. Un nourrisson est capable de supporter bien plus d’antigènes que ce qu’on lui injecte : c’est une goutte d’eau en comparaison du niveau permanent de stimulation de son système immunitaire.

Les vaccins sont là pour renforcer le système immunitaire. Bien sûr cela peut être impressionnant mais c’est un acte qui est réellement indispensable.

Qu’y a-t-il dans les vaccins ?

Les vaccins sont composés d’antigènes vaccinaux combinés à des adjuvants qui sont souvent des sels d’aluminium. Les antigènes sont des substances actives d’origine biologique issus de bactéries ou de virus. Parfois on peut y ajouter des antimicrobiens et des stabilisants : les premiers vont empêcher la contamination microbienne et les seconds vont maintenir la qualité du vaccin.

Pourquoi des adjuvants ?

La présence d’un adjuvant dans les vaccins inactivés est indispensable pour stimuler la réponse immunitaire. En clair, sans adjuvant, certains vaccins ne fonctionneraient pas du tout. Cela permet aussi de diminuer la quantité d’antigènes par dose vaccinale et de réduire le nombre d’injections.

L’aluminium est l’adjuvant le plus utilisé. C’est le premier à avoir été découvert dans les années 1920 (ce qui représente un recul de près de 100 ans et donc des centaines de millions de doses injectées !). Aujourd’hui, aucune étude scientifique ne met en évidence de lien entre la présence d’aluminium dans les vaccins et l’apparition de maladies.

Quels sont les risques de faire vacciner son enfant avec des produits contenant de l’aluminium ?

Le seul risque actuellement prouvé scientifiquement sera une petite rougeur à l’endroit de l’injection.

Dans les années 90, une équipe de chercheurs français ont émis l’hypothèse que l’aluminium pourrait être responsable dans l’apparition de la « myofasciite à macrophages ».

Comme je le disais dans ma réponse à la question précédente, on nous a bien dit pendant la table ronde qu’il n’y avait pas de lien établi entre l’aluminium présent dans les vaccins et un quelconque maladie. D’autant plus que les quantités présentes dans les vaccins sont extrêmement faibles (0,8 mg par vaccin).

La quasi-totalité des cas étiquetés « myofasciite à macrophages » a été diagnostiquée en France : entre 2002 et 1017, 515 cas ont été notifiés, aucun n’est survenu chez des enfants de moins de 2 ans et le plus jeune avait 8 ans. Cette problématique n’est pas une problématique du nourrisson.

Y a-t-il des métaux lourds dans les vaccins ?

Le thiomersal qui contient du mercure peut être ajouté comme conservateur à certains vaccins. Il a été retiré de la plupart des vaccins par précaution. Aucun vaccin commercialisé en France n’en contient.

Quels sont les pour et les contres de la vaccination contre la varicelle ?

La varicelle est une maladie très contagieuse qui se déclare chez la grande majorité des jeunes enfants si bien qu’arrivés à l’adolescence, 90 % des enfants l’ont déjà eue. C’est une maladie immunisante : c’est à dire qu’une fois qu’on l’a eue, on est protégé pour la vie. Cette maladie est dans la grande majorité des cas bénigne, elle est presque un rite de passage et Gustave l’a d’ailleurs eue cet été. Elle peut être plus grave chez les personnes dont le système immunitaire ne fonctionne pas bien et chez les adultes ; d’autant plus chez les femmes enceintes.  En France, on a donc choisi de recommander la vaccination qu’à partir de l’âge de 12 ans pour les personnes qui ne l’ont pas eue dans leur enfance et qui ne sont pas immunisées naturellement.

Y a-t-il un lien entre le vaccin contre l’hépatite B et la sclérose en plaques ? Pourquoi faire le vaccin contre l’hépatite B aussi tôt ?

Le vaccin contre l’hépatite B était, dans un premier temps destiné uniquement aux nourrissons et les adolescents. Finalement, c’est plus d’un tiers de la population qui s’est retrouvée vaccinée contre cette maladie. Quand des cas de sclérose en plaques ont été diagnostiqués chez des personnes vaccinées, on a stoppé la vaccination des adolescents provisoirement. Cette décision a été perçue comme un désaveux de la part des institutions envers le vaccin.

Plusieurs études ont conclu qu’il n’y avait pas de lien de causalité entre le vaccin et le déclenchement ou la rechute de la sclérose en plaques. L’explication la plus plausible est qu’il s’agit d’une coïncidence : sur 1/3 de la population vaccinée, on retrouve forcément des personnes vaccinées chez celles qui ont une sclérose en plaques.

On vaccine contre l’hépatite B dès les deux mois de l’enfant car le vaccin est très efficace chez le nourrisson et qu’il est très bien toléré. Sa durée de protection est suffisante pour le protéger plusieurs décennies plus tard. De plus, quand il est réalisé dans le cadre d’une combinaison vaccinale hexavalente (polio, diphtérie, tétanos, coqueluche, haemophiluis influenzae b et hépatite B), cela permet de limiter le nombre d’injections alors que deux ou trois sont nécessaires quand le vaccin et réalisé à l’adolescence.

En vaccinant systématiquement les très jeunes enfants, on peut espérer, à termes, la disparition de la maladie en France.

Les enfants seront-ils moins malades avec plus de vaccins ?

Le but de la vaccination est de pouvoir faire disparaître certaines maladies. Les vaccins ne rendent pas malades les enfants, mais ils les aident à se défendre contre un grand nombre de microbes qu’ils peuvent rencontrer.

Avez-vous fait vacciner Gustave de tous les vaccins « obligatoires » ?

Oui, Gustave a reçu tous les vaccins obligatoires puisqu’ils sont… obligatoires. 🙂

Pourquoi le BCG n’est-il plus obligatoire ? Pourquoi le vaccin BCG est-il toujours indisponible en France ?

Le vaccin BCG protège contre la tuberculose notamment contre les formes les plus graves comme les méningites. Ce vaccin n’est plus obligatoire depuis 2007 car au vu de de la baisse du nombre de personnes touchées par la tuberculose on en a conclu qu’il n’était plus nécessaire de vacciner systématiquement tous les nourrissons. Il est néanmoins toujours recommandé à partir de l’âge d’un mois pour tout enfant présentant un risque de tuberculose (risques d’exposition, cas récents dans l’entourage, voyages dans des zones où la maladie est encore très présente…).

En ce moment, il est très compliqué de trouver le BCG à cause de problèmes d’approvisionnement et de ruptures de stocks. Les doses sont par conséquents contingentées et la distribution de ce vaccin n’est effectuée que dans les centres de Protection maternelle et infantile (PMI), les Centres de lutte antituberculeuse, les maternités et les centres de vaccinations. Il est impossible de la trouver en pharmacie. Si vous êtes concerné par les recommandations, renseignez-vous auprès de votre médecin pour savoir où vous le procurer.

Par qui sont contrôlés les vaccins en France ? Quels sont les vaccins controversés avec des effets secondaires ou négatifs potentiels dans le futur ?

Plusieurs acteurs encadrent la vaccination en France :

  • le ministère de la santé qui élabore la politique vaccinale
  • la Haute Autorité de la Santé avec la Commission technique des vaccinations donne des avis et des recommandations sur les vaccinations
  • Santé publique France assure la surveillance des maladies et informe la population et les professionnels de santé sur les vaccinations
  • l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé qui contrôle la qualité des vaccins et surveille le rapport entre bénéfice et risque.

Les vaccins mis sur le marché sont donc des vaccins qui ont été passés au crible et très régulièrement contrôlés. Les études qui sont menées sur les vaccins ne montrent pas de risque plus important de déclencher une maladie après avoir été vacciné.

Il y a bien sûr des controverses, mais elles sont surtout dues à un manque d’information ou alors à des fake news. Comme pour plein d’autres sujets, il faut faire attention aux sources et vérifier la véracité d’une information.

Pourquoi ont-ils si mal lors de la piqûre ?

Parce qu’une piqûre n’est jamais agréable ! Il faut expliquer à nos tous petits ce qui va arriver. Un vaccin est tout de même très rapide et, la plupart du temps, ils pleurent plus à cause de la surprise qu’à cause de la douleur elle-même.

Le vaccin contre le meningo B va-t-il devenir obligatoire ?

Seul le vaccin contre les infections à méningocoque C est obligatoire pour les nourrissons.

Le vaccin contre les méningocoques B est recommandé chez les personnes immunidéprimées ou lorsque qu’un groupe de personnes est exposé à un risque.

 

Si vous avez d’autres question, je vous conseille d’aller faire un tour sur le site de vaccination-info-service.fr qui est très bien fait, complet et qui répondra à toutes vos interrogations, s’il en reste.

Quant à moi, j’étais ravie de participer à cet échange, qui m’a permis de pouvoir poser toutes mes questions, de pouvoir aussi débattre sur certains points & d’échanger avec les autres mamans présentes. J’ai été rassurée quant à certaines interrogations que j’avais, et je suis maintenant mieux informée pour mon prochain enfant, qui sera concerné par ce nouveau calendrier vaccinal.

*en collaboration avec la Santé publique

22 Commentaires

  1. Camille
    3 octobre 2018 / 8 h 48

    En tant que pharmacienne je trouve ton article génial !!

  2. Clémence
    3 octobre 2018 / 8 h 49

    Bonjour!
    Étant pharmacienne ce sont des questions que l’on retrouve très souvent lors de la délivrance de vaccins. C’est un enjeu de santé publique énorme, et un acte citoyen également !
    Super approche de la vaccination.
    Bravo.

  3. Oriane
    3 octobre 2018 / 8 h 59

    Bravo Émilie pour cet article très clair, qui retranscrit bien je pense ce que les personnes que tu as rencontrées ont pu expliqué. Ça fait du bien de voir ce type d’article sur un blog qui va toucher sans doute beaucoup de mamans ou futures mamans!
    En tant que jeune pédiatre c’est mon pain quotidien d’expliquer la vaccination et de convaincre les plus réticents; et on voit bien les dégâts de la désinformation par les médias…
    Juste pour une question de sémantique et se clarté : la vaccination contre 11 maladies est obligatoire, soit 4 vaccins (InfanrixHexa ou Hexyon pour DTP, coqueluche, hemophilus, hepatite B; Prevenar contre les infections graves à pneumocoque, Neisvac contre les méningites à meningo C, et Priorix pour rougeole/oreillons/rubéole). Dit comme ça c’est moins effrayant que 11 vaccins obligatoires qui fait penser à 11 piqûres.

    Merci à toi de relayer ces infos essentielles de santé publique! En espérant que tu ne sois pas prise pour cible d’antiax hargneux!

  4. Maëlle ALLIBE
    3 octobre 2018 / 9 h 06

    J’ai eu très peur en lisant le titre de ton article, la vaccination fait tellement débats en France, alors que c’est l’avancée médicale la plus importante (avec la découverte des antibiotiques).
    Je suis médecin et je trouve ton article très bien documenté, tes réponses sont à la fois justes sur le plan scientifique et tu apportes à la fois une note plus « émotionnelle » (« humaine ») en partageant ton expérience de maman.
    Merci pour cet article

  5. Lauriane L.
    3 octobre 2018 / 9 h 07

    Bonjour,
    Jeune médecins généraliste , j’essaie chaque jour d’informer au mieux les jeunes parents sur l’intérêt de la vaccination dans un monde où les gens sont plus influencés par les bêtises propagées par les réseaux sociaux que par les professionnels de santé! Merci beaucoup pour cet article qui délivre le bon message , j’espère qu’il sera beaucoup partagé!!
    Bravo

  6. Marjorie
    3 octobre 2018 / 9 h 13

    Bonjour,
    Merci pour cet article clair.
    Je suis médecin et la parution d’un article sur la vaccination est toujours délicate… Il reprend avec justesse les grandes lignes et j’espère qu’il va rassurer et convaincre les parents réticents.

  7. Clémence
    3 octobre 2018 / 9 h 19

    Apparemment, tu ne connais pas de personne atteinte de myofasciite à macrophages. Moi si. Quelqu’un de très proche. Dont la moitié du cerveau ne fonctionne plus correctement à à peine 25 ans. Elle a été diagnostiquée très tardivement par le spécialiste de l’hôpital Henri Mondor de Créteil où la liste d’attente est longue… Il lui a expliqué que deux injections suffisent à intoxiquer une personne apparemment prédisposée génétiquement à ce que son corps n’évacue pas l’aluminium et que celui ci migre dans l’organisme voire dans le cerveau et cause des maladies neurologiques dégénératives telles que Parkinson ou Alzheimer mais pas seulement. Or, le médecin ne fait pas de test génétique avant de faire les injections, les vaccins sont obligatoires et l’aluminium est l’adjuvant le plus répandu en France. Il est même présent dans les rappels de vaccin alors que ce n’est pas nécessaire… Je tenais à partager ce témoignage ici pour que tout le monde ait l’information. Je trouve ça dangereux de partager un tel article à une si grande communauté sans savoir vraiment de quoi on parle concrètement. Ne vous méprenez pas : je ne suis pas anti vaccin. Ils ont évidemment des bienfaits non négligeables. Sauf qu’il existe d’autres adjuvants que l’aluminium qui permettraient peut-être de préserver les personnes qui sont atteintes de myofasciite à macrophages. Au cas où ça vous intéresse, voilà le lien d’une association de patients : http://www.asso-e3m.fr/myofasciite-a-macrophages/quest-m-f-m/ et une interview du médecin en question dans le Parisien : http://www.leparisien.fr/societe/aluminium-dans-des-vaccins-nous-ne-pouvons-plus-perdre-de-temps-22-09-2017-7277523.php

    • 3 octobre 2018 / 11 h 35

      Clémence, je suis désolée pour ton amie, mais ce qui est dangereux ici c’est de ne pas faire vacciner les gens. Tout simplement. J’espère qu’ils trouveront un substitut à l’aluminium mais pour le moment, et depuis le début des vaccins, il s’agit du meilleur adjuvant…

  8. Veronique
    3 octobre 2018 / 9 h 30

    Merci pour cette mise à niveau! J’ai bien entendu fait vacciner mon fils pour tous ces vaccins. Ma pédiatre m’a également fait faire un vaccin non obligatoire non remboursé, le Bexsero contre le meningocoque B, bien plus fréquent que l’autre pourtant obligatoire.

  9. Camille
    3 octobre 2018 / 11 h 44

    Bravo et merci pour cet article. Avec les débats du moment les gens oublient que la vaccination est un enjeu majeur de santé publique pour la population.

  10. 3 octobre 2018 / 12 h 23

    Merci pour cet article, je trouve cela génial que tu aies pu poser des questions à des spécialistes et nous les retranscrire dans un article très bien écrit. Je vais le partager car j’en ai un peu marre de lire des anti-vaccins véhiculer des fake news !

  11. Christelle
    3 octobre 2018 / 14 h 59

    Ton article est très bien et c’est « courageux » de l’avoir publié car il y a une telle hystérie autour de ce sujet! J’ai l’impression qu’avec la montée des médecines alternatives, il y a une tendance à diaboliser les vaccins, c’est bien dommage…

  12. 3 octobre 2018 / 21 h 48

    Merci. Cet article a dû te prendre énormément de temps. Et te demander énormément de courage vue l’émotion ambiante à ce sujet. C’est clair. C’est rassurant. C’est rationnel. C’est crédible. Merci.

  13. Margaux T
    3 octobre 2018 / 22 h 56

    Bonsoir Émilie.
    Merci pour ton article très clair et complet. La vaccination sauve des millions de vies chaque année et ça fait plaisir qu’une blogueuse comme toi relaie ce message de santé publique.
    Une jeune maman pharmacienne

  14. So
    4 octobre 2018 / 11 h 13

    Bonjour Emilie, as tu fait le vaccin anti grippal durant ta grossesse? Merci pour l info il est difficile de se décider. Les vaccins ont mauvaises presse, on revient souvent sur les préconisations par exemple celui pour le papillomavirus était plébiscité par les gynéco on en entend bcp moins parlé….cela fait toujours un peu peur même si on écoute les conseils de nos praticiens.

    • 4 octobre 2018 / 12 h 00

      Oui je l’ai fait car je tombe facilement malade et enceinte, j’étais malade systématiquement. Je ne regrette pas de l’avoir fait. Par contre, celui du papillomavirus je ne l’ai pas fait, et je. E compte pas le faire à ma fille le jour où j’en ai une. Je me contenterai de ceux qui sont obligatoires.

  15. Marieinde
    9 octobre 2018 / 0 h 42

    Bonsoir Émilie,
    Merci beaucoup pour cet article si clair et qui ne jette pas la pierre aux vaccins. De nos jours, tout est critiqué… mais il faut surtout peser le bénéfice-risque.
    Il faut faire vacciner nos enfants et nous vacciner!!

    Juste une curiosité: pourquoi ne ferez-vous pas vacciner votre future fille contre le Papilloma? Certes, il n’est pas obligatoire… mais l’anti-grippal non plus?

    Merci en tous cas pour ce très bon article!!

    Une jeune maman infirmière puéricultrice

    • 9 octobre 2018 / 15 h 35

      Bonjour Marie, le vaccin anti-grippal est pour les personnes fragiles, j’étais fragile enceinte, mais je ne me ferai pas vacciner en tant normal contre la grippe.
      Le papillomavirus, je l’ai attrapé (comme 80% des personnes) avant mes 25 ans, et c’est parti tout seul (comme c’est souvent le cas). La vaccination est importante, mais ne protège pas pour ce vaccin, de toutes les formes de papillomavirus. On verra si je change d’avis si un jour j’ai une fille 🙂

      • Marieinde
        10 octobre 2018 / 13 h 10

        Un peu comme le Rotarix qui protège du Rotavirus!!… mais qui ne m’a pas empêché de passer un bon WE de aux sens propre et figuré!!

        • Marieinde
          10 octobre 2018 / 13 h 11

          J’avais mis l’émoticon « caca » LOL!!… mais pas pris en compte!!

          • 10 octobre 2018 / 21 h 35

            Haha désolée il ne connaît que l’emoticon « cœur »

  16. Marine
    13 octobre 2018 / 23 h 00

    Bonjour,

    Je suis tombée sur votre article un peu par hasard.
    J’aimerai quand même nuancer quelques peu vos propos, sans aucune animosité mais cela me semble important.
    Si les vaccins ont bien sûr leur utilité, je regrette vraiment que les risques existants soient voilés pour retrouver la confiance perdue d’une partie de la population.
    Ma maman a faillit mourir petite en raison d’une très mauvaise réaction suite à une injection et en gardé des sequelles. Une collègue a développé une maladie auto-immune après vaccination et j’aurai d’autres exemples mais je ne vais pas m’étendre. Ne parlons pas non plus de maladie déclarée malgré une vaccination à jour comme ça été mon cas pour la coqueluche à 18 ans.
    J’aurai vraiment trouvé cela plus honnête et rassurant que les autorités admettent les limites et risques (disparates selon les individus) de la vaccination et que la recherche se penche sur le sujet pour s’améliorer et limite les risques. Je pense que cela rassurerait beaucoup plus qu’un coupe gorge obligeant les personnes, mêmes celles avec des antécédents familiaux de réactions, à s’exposer à de possible réactions graves (nous sommes bien d’accord que les rougeurs n’ont rien de dramatique).
    Personnellement je serais prête à recevoir 10 rappel si il le fallait pour peu qu’on puisse m’éviter les adjuvants. Les vaccins sans adjuvants existent deja pour les animaux et sont tout aussi efficace bien sûr. Mon vétérinaire m’a d’ailleurs expliqué qu’ils n’employaient plus de vaccin avec adjuvant car ils n’étaient pas toujours bien tolérés.
    Les vaccins sont importants, je me vaccine, mais la médecine doit savoir se remettre en question.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *